Rites de la Omra


rites de la Omra

Description des détaillées et les rites de la Omra :

1-   Lorsque celui qui désire accomplir la ‘Omrah atteint le Miiqaat, endroit d’entrée en état de sacralisation, il lui est recommandé de procéder au Ghosl, ablutions majeures, et de faire sa toilette. Il en est de même pour la femme et cela même si elle a ses menstrues ou ses lochies. En revanche, elle ne fait le Tawaaf, circumambulation autour de la Ka’bah, qu’après s’être purifiée et lavée une fois ses menstrues terminées. L’homme se parfume le corps sans parfumer ses vêtements d’Ihraam. S’il n’est pas possible de se laver au Miiqaat, il n’y a pas de mal et il est même recommandé de se laver en arrivant à La Mecque avant d’accomplir le Tawaaf, si cela est possible.
 
2-   L’homme enlève tout vêtement cousu, met un Izaar, pagne, et s’enveloppe le tronc d’un Ridaa’, carré de tissu, de préférence blancs et il se découvre la tête. Quant à la femme, elle revêt ses vêtements habituels sans parure ni éclat.
 
3-   Ensuite, il émet l’intention dans son cœur d’entrer en état de sacralisation et dit :
« Labbayk bi ‘Omrah »ou « Allahoumma Labbayk bi ‘Omrah » (Me voici voulant accomplir la ‘Omrah ) ou ( Ô Allah, me voici voulant accomplir la ‘Omrah )
Et si le pèlerin craint de ne pas pouvoir accomplir son rituel, parce qu’il est malade ou craint un ennemi, il lui est permis d’émettre une condition lors de son entrée en état de sacralisation et de dire : « Fa In Habasanii Haabis, Fa Mahallii Haytho Habastanii. »(Si quelque chose m’empêche de continuer et d’accomplir les rites, je pourrai me désacraliser là où Tu as prédestiné que je sois empêché d’accomplir les rites. »
Et cela, en raison du Hadith rapporté par Ddobaa’ah Bint Zobbayr, , qui a dit au Messager, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam :
–      « Ô Messager d’Allah, je veux accomplir le Hadj alors que je souffre d’une maladie)’
–      ‘Accomplis le Hadj et fixe la condition suivante en disant : « Je pourrai me désacraliser là où Tu auras prédestiné que je sois empêché d’accomplir les rites’ », répondit le Messager () ». (Boukhari et Mouslim)
Ensuite, il récite la Talbiyah comme l’a fait le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam :« Labayk Allahomma Labayk, Labayka Laa Chariika Laka Labayk, Inna-l-Hamda wa-n-Ni’mata Laka wa-l-Molka Laa Chariika Lak. » (Me voici, Ô Allah, me voici. Me voici, Tu n’as aucun associé, me voici. La louange, la grâce et la royauté sont à Toi, Tu n’as pas d’associé. » Il la répète abondamment, il évoque Allah, Exalté soit-il, et L’invoque. Puis lorsqu’il arrive à la Mosquée Sacrée, il lui est recommandé d’avancer le pied droit et de dire : « Bismillahi, was-Salaato was-Salaamo ‘Alaa Rassoulillah. A’oudho billahi Al-‘Adhiim, wa bi Wadjhihi Al-Kariim, wa Soltaanihi Al-Qadiimi, min Ach-Chaytaani Ar-Radjiim. Allahomma Ftah Lii Abwaaba Rahmatik. » ( Au nom d’Allah et que la paix et le salut soient sur le Messager d’Allah. Je cherche refuge auprès d’Allah le Sublime, de Sa Noble Face et de Sa Puissance Éternelle, contre Satan le lapidé. Ô Allah, ouvre-moi les portes de Ta Miséricorde. ) comme on le fait en entrant dans toute autre mosquée. Puis, il récite la Talbiyah jusqu’à ce qu’il atteigne la Ka’bah.
 
4-   Lorsqu’il atteint la Ka’bah, il arrête de prononcer la Talbiyah. Puis, il s’avance en direction de la Pierre Noire et lui fait face. S’il le peut, il la touche de la main droite et l’embrasse, sans nuire aux gens en les bousculant. Lorsqu’il la touche, il dit :« Bismillahi, Allaho Akbar. » ou « Allaho Akbar. » (Au nom d’Allah, Allah est plus Grand. ) ou ( Allah est plus Grand. )
S’il lui est difficile de l’embrasser, il l’a touche de la main ou avec un bâton, ou autre, et embrasse ce qui l’a touchée. S’il ne peut rien faire de tout cela, il fait un signe dans sa direction et dit : « Allaho Akbar. »( Allah est plus Grand. ) sans embrasser la chose avec laquelle il a fait un signe en sa direction.
Une des conditions du Tawaaf est que celui qui l’accomplit soit exempt de l’impureté mineure et majeure, car le Tawaaf est comme la prière à la différence qu’il y est permis de parler.
 
5-   Il s’oriente de façon à avoir la Ka’bah à sa gauche et accomplit autour d’elle sept tours (circumambulations) et chaque fois qu’il arrive au niveau du coin yéménite, il le touche de sa main droite s’il le peut et dit : « Bismillahi, Allaho Akbar » (Au nom d’Allah, Allah est plus Grand),  mais il ne l’embrasse pas. S’il lui est difficile de le toucher, il continue son Tawaaf sans faire de signe dans sa direction ni dire quoi que ce soit de particulier, car cela n’a pas été rapporté comme une pratique du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam. Quant à la Pierre Noire, chaque fois qu’il arrive à son niveau, il la touche, l’embrasse et dit « Allah est plus Grand. », comme nous l’avons mentionné précédemment, sinon il fait un signe dans sa direction et dit « Allah est plus Grand ».
Il est recommandé de faire le Ramal, qui est le fait de marcher rapidement à petits pas, pendant les trois premiers tours du Tawaaf Al-Qodoum, circumambulation d’arrivée, et cela, pour les hommes uniquement.
Il est également recommandé pour les hommes de pratiquer l’Idd-tibaa’, qui consiste à mettre le milieu de son Ridaa’ en dessous de son aisselle droite et de ramener ses deux bouts sur son épaule gauche, et ce, durant toute la durée du Tawaaf Al-Qodoum. Il est recommandé de multiplier l’évocation d’Allah, Exalté soit-il, et Son invocation tant qu’on le peut, et cela, à chaque tour. Il n’y a aucune invocation ni évocation particulières à prononcer pour le Tawaaf, mais on invoque et évoque Allah, Exalté soit-il, comme on le peut et l’on dit entre le coin yéménite et la Pierre Noire : « Rabbanaa Aatinaa Fi-d-Doniaa Hasanatan wa Fi-l-Aakhirah Hasanatan wa Qinaa ‘Adhaaba-l-Qabr.»(Sens du verset)
« Seigneur ! Accorde-nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà ; et protège-nous du châtiment du Feu ! » (Coran : 2/201) à chaque tour, car cela a été fait par le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam. Le pèlerin termine le septième tour en touchant la pierre noire et en l’embrassant s’il le peut ou en faisant un signe dans sa direction tout en disant « Allah est plus Grand », comme cela a été expliqué précédemment. Lorsqu’il termine ce Tawaaf, il replace son Ridaa’ sur ses épaules et les deux bouts sur sa poitrine.
 
6-   Ensuite, il prie deux Rak’aats, unités de prière, derrière Maqaam Ibraahiim, la station d’Ibrahim, s’il le peut. Si cela lui est difficile, il prie n’importe où dans la mosquée. Il y récite dans la première Rak’aate la sourate Al-Kaafiroun, Les Infidèles, et dans la deuxième la sourate Al-Ikhlaass, Le Monothéisme Pur. C’est ce qu’il y a de mieux, mais il n’y a pas de mal à ce qu’il récite une autre partie du Coran. Puis, après avoir terminé sa prière, il se dirige vers la Pierre Noire et la touche de la main droite s’il le peut.
 
7-   Ensuite, il se rend au mont As-Safaa et y monte ou se tient debout près de lui (il est préférable d’y monter si cela est possible).  Et là, il récite la parole d’Allah, Exalté soit-il, qui dit : « Inna-s-Safaa wa-l-Marwata Min cha’aa’iri-l-Lahi. » (Sens du verset) « As-Safaa et Al-Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah. » (Coran 2/158)
 
Et il est recommandé de faire face à la Ka’bah sur le mont As-Safaa. Puis, il loue Allah, Exalté soit-il, et Le glorifie en disant : « Laa ilaha illa-l-Laho Wahdaho Laa Chariika Laho, Laho-l-Molko wa Laho-l-Hamdo Yohyii wa Yomiito wa Howa ‘Alaa Kolli Chay’in Qadiir, Laa ilaha illa-l-Laho Wahdaho Andjaza Wa’daho, wa Nassara ‘Abdaho, wa Hazama-l-Ahzaaba Wahdaho ». (Nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, l’Unique sans associé. À Lui la royauté et à Lui les louanges, Il fait vivre et Il fait mourir, et Il est Omnipotent. Nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, l’Unique. Il a tenu Sa promesse, accordé la victoire à Son serviteur et vaincu Seul les coalisés).
 Puis, il invoque Allah, Exalté soit-il, du mieux qu’il le peut en levant les mains et il répète ces évocations et invocations trois fois.
Ensuite, il descend et marche en direction du mont Al-Marwah jusqu’à ce qu’il atteigne la première marque verte ; il  accélère alors son allure jusqu’à ce qu’il atteigne la deuxième marque verte. Quant à la femme, elle n’a pas à presser le pas, car elle risquerait ainsi de se découvrir ; or, son corps entier est ‘Awrah (parties intimes).  Puis il marche et monte sur Al-Marwah ou se tient debout auprès d’elle, toutefois, le fait d’y monter est préférable. Il fait et dit sur Al-Marwah la même chose que ce qu’il a dit et fait sur As-Safaa à l’exception de la lecture du verset susmentionné, car cela doit être fait uniquement lors de la première montée sur As-Safaa avant de commencer le premier trajet, conformément à la pratique du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam. Ensuite, il descend et marche là où il faut marcher et accélère la marche là où il faut presser le pas jusqu’à ce qu’il atteigne As-Safaa en faisant cela sept fois, sachant que l’aller est compté comme un trajet et le retour comme un autre. Il n’y a pas de mal à faire le va-et-vient en étant sur une monture s’il en éprouve la nécessité. Il est recommandé qu’il évoque beaucoup Allah, Exalté soit-il, et qu’il multiplie ses invocations dans son Sa’y, va-et-vient, et qu’il soit en état de pureté rituelle, mais il n’y a pas de mal à ce qu’il fasse le Sa’y sans avoir fait au préalable ses ablutions.
 
8-   Lorsqu’il termine le Sa’y, l’homme se rase la tête ou se coupe les cheveux sachant qu’il est préférable de se raser. Mais, si son arrivée à La Mecque est proche du moment du Hadj, grand pèlerinage, il est préférable pour lui de se couper les cheveux afin de raser le reste de ceux-ci lors de son Hadj. Quant à la femme, elle rassemble ses cheveux et coupe l’équivalent d’une phalangette ou moins que cela. Si le pèlerin accomplit ce qui a été mentionné, il a alors terminé sa ‘Omrah, louanges à Allah, Exalté soit-il, et lui est licite tout ce que son état de sacralisation lui interdisait.
Qu’Allah, Exalté soit-il, nous accorde le succès dans la compréhension de notre religion, ainsi qu’au reste de nos frères musulmans, et nous raffermisse dans celle-ci. Qu’Allah, Exalté soit-il, accepte les bonnes œuvres de chacun, car Il, Exalté soit-Il,  est certes, Prodigue, Noble et Très Généreux.
 

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